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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 14:22
Le travail concerne la première saison.

 

 

The 4400

Les 4400

2004-2007 – 4 saisons – 45 épisodes

Créé par René Echevarria et Scott Peters

Genre : Drame, Fantastique

Format : 42’ 

Nationalité : Américaine

Avec Joel Gretsch (Tom Baldwin), Jacqueline McKenzie (Diana Skouris), Peter Coyote (Dennis Ryland), Mahershalalhashbaz Ali (Richard Tyler), Laura Allen (Lily Moore), Patrick Flueger (Shawn Farrell), Chad Faust (Kyle Baldwin), Conchita Campbell  (Maia Rutledge)

 

 

Synopsis général

 

Des milliers de personnes ont mystérieusement disparu durant le vingtième siècle. Soudainement, elles réapparaissent suite à la venue d’une boule de lumière. Comment 4400 personnes ont-elles pu revenir simultanément ?  Pourquoi n’ont-elles pas pris la moindre ride ?  Plusieurs questions hantent le monde et, plus particulièrement, le NTAC, qui enquête sur les revenants. Les 4400 ne se souviennent de rien. Ils tentent, vainement, de reprendre une vie normale…

 

 

Synopsis avec mon point de vue 

 

Des milliers de personnes, disparues durant le vingtième siècle, réapparaissent soudainement. Elles n’ont pas vieilli et ne se souviennent de rien. Le NTAC souhaite lever le voile sur ce mystère. Deux agents, Tom Baldwin et Diana Skouris, enquêtent sur ces événements, pour le moins troublants. Intrigante et maligne, cette série propose, astucieusement, une approche intergénérationnelle du monde, une analyse des cercles familiaux et une lutte contre le racisme ou la diabolisation. 




 

La critique

 

Suite à la réapparition de 4400 personnes, descendues du ciel, certaines questions s’imposent. Sont-elles là pour rendre le monde meilleur ou, au contraire, pour y mettre un terme ?  La quête de la vérité met en lumière une suspicion accablante, des actes peu glorieux et un arsenal de comportements humains.

 

Pour mener l’enquête, deux personnes sont désignées : Tom Baldwin et Diana Skouris. Intègres et consciencieux, ils tentent ensemble de rassembler des informations sur les revenants et de dévoiler leurs réelles intentions. Les événements apportent quelques explications. Plusieurs théories se dessinent. L’une d’entre elles semble l’emporter : l’effet domino. Par leurs actions, les 4400 participeraient à l’amélioration du monde. Certains de leurs gestes, en apparence condamnables, peuvent se révéler positifs. Les aptitudes surhumaines qu’ils ont mystérieusement acquises seraient donc une bénédiction.

 

Cette première saison permet d’observer l’évolution de quelques personnages aux trajectoires inconciliables. Carl Morrissey pense être investi d’une mission : débarrasser un parc de ses voyous. Après sa mort, certains entendent perpétuer son acte. D’autre part, le retour d’Olivier Knox marque la reprise des assassinats dans la petite ville de Friday Harbor. Simple meurtrier avant sa disparition, il possède désormais le pouvoir de convaincre les autres d’agir à sa guise. Ces deux exemples, parmi beaucoup d’autres, nourrissent l’intrigue et développent l’ambiguïté qui entoure le retour des disparus.

 

Dans la lignée de la trilogie X-Men, Les 4400 combat subtilement le racisme et prône d’honorables valeurs. Les revenants provoquent une réaction populaire excessive, baignant dans une stupidité éloquente. Une effroyable intolérance semble s’emparer du monde. Une haine gratuite s’élève et s’oppose aux différences, aux singularités. Les 4400 sont victimes d’attentats inadmissibles. Malgré un manque d’informations à leur sujet, sans entamer le moindre dialogue, certains commettent des actes immondes à leur encontre. En dénonçant ces comportements méprisables, la série véhicule certaines vertus.

 

L’histoire de Maia, une fillette revenue avec le don de prédire l’avenir, illustre quelques difficultés propres aux 4400. Isolée dans un monde où elle ne connaît personne, rejetée par sa famille d’accueil en raison de son aptitude, elle trouve refuge auprès de Diana Skouris. Lorsqu’elle tente de s’intégrer, ses maigres espoirs volent en éclats. L’école qu’elle fréquente redoute de devenir la cible d’attentats. Maia n’est plus la bienvenue…

 

Du bonheur d’une famille qui retrouve un être aimé jusqu’au désespoir de ceux qui ne peuvent compter sur personne, Les 4400 filme les émotions suscitées par des événements dramatiques. La série réfléchit à propos du choc des générations. Richard ne s’habitue pas à un monde ouvert et davantage égalitaire. Carl, lui, ne supporte pas la dégradation de son quartier et l’essor de la délinquance. Même Shawn, pourtant disparu peu de temps, ne parvient pas à trouver sa place. Ceux qui l’entourent lui tournent le dos. Par ailleurs, la perception occupe le cœur des débats. Lorsque de fervents détracteurs tentent d’attenter à la vie des 4400, regroupés en nombre dans un même complexe, ces derniers passent du statut de menaces à celui de victimes. En outre, l’énigmatique Jordan Collier pose des problèmes. Il est difficile de se prononcer à son sujet, tant il s’avère complexe. 

 

Les 4400 est une série fantastique. Certes. Elle renferme surtout un incroyable réalisme. La réaction des hommes, la complexité des sentiments humains, la rupture familiale, la peur collective ou encore l’arrivisme : tout est passé au peigne fin. Entre l’imagination débordante des uns et la compassion des autres, les revenants ont du souci à se faire. Le pénible retour de Richard et Lily attriste. L’attitude de Barbara Yates, une journaliste peu scrupuleuse, indigne. L’agressivité envers les 4400 dépite. La haine, réelle ou virtuelle, afflige. 

 

Série attachante et appréciable, Les 4400 ne frôle sans doute pas la perfection, mais peut néanmoins s’appuyer sur son dynamisme et son intelligence. La narration est intéressante. Régulièrement, de nouveaux personnages font leur apparition. De nombreuses questions restent en suspens, ce qui renforce l’intrigue et attise l’attention. Le scénario, solide et habilement ficelé, fait la part belle à quelques grands thèmes : l’amour, la famille, le travail, le bien, le mal, le respect des minorités… Les personnages sont tantôt riches, tantôt simplistes. La mise en scène, efficace et réussie, augmente l’intérêt de la série. Par contre, quelquefois, le jeu des acteurs n’est pas à la hauteur. Certaines interprétations manquent de charisme et de présence, ce qui nuit indéniablement à l’ensemble.

 



 



Analyse de deux personnages

 

 

Shawn Farrell

 

Shawn Farrell fait partie des 4400. Des inimitiés tenaces incommodent son retour. Déconnecté du monde, il ne parvient pas à s’adapter à sa nouvelle vie et à trouver sa place. Il ignore les tendances estudiantines et ne manifeste pas les mêmes préoccupations que ses pairs. Régulièrement méprisé, il doit subir des commentaires corrosifs.

 

Son frère, Danny, a désormais le même âge que lui. Leurs rapports laissent à désirer. Le rapprochement entre Shawn et Nikki, la petite amie de Danny, contribue à détériorer davantage la relation fraternelle. Leur liaison, secrète, éclate au grand jour. Une altercation entre les deux frères s’ensuit.

 

Shawn bénéficie d’un don de guérison. Il s’en sert afin de sortir son cousin, Kyle Baldwin, du coma. Son aptitude ne s’arrête pas là. Il peut également « aspirer » la vie des gens. C’est le revers de la médaille. 

 

Aux liens familiaux tendus s’ajoutent les reproches de Tom Baldwin, son oncle. Shawn doit faire face aux incriminations et aux sarcasmes. Compte tenu des circonstances, il garde la tête froide et un comportement exemplaire. 

 

Il figure parmi les personnages centraux. Sa gentillesse et sa droiture accentuent l’injustice dont il est victime. Il apparaît désorienté et quelque peu dépassé par son nouveau pouvoir. Son parcours rappelle qu’il est difficile d’affronter la cruauté du monde et de troubler le statu quo émotionnel. Sa réapparition redistribue les cartes. 

 

Psychologiquement, le déroulement des événements doit laisser des traces. Shawn remarque que ses proches visitent des sites Internet haineux consacrés aux 4400. Devant son domicile, des manifestants l’assaillent de reproches. Aux yeux de beaucoup, il s’apparente à un monstre. Le sort semble s’acharner sur lui. 

 

 

Tom Baldwin

 

Au début de Les 4400, Tom Baldwin semble au bout du rouleau. Il a laissé de côté sa vie affective et sa profession. Il passe ses journées au chevet de son fils Kyle, dans le coma depuis trois ans. Alors que son couple bat de l’aile, sa carrière, elle, rebondit grâce au retour des disparus. Il intègre le NTAC et enquête sur les revenants. Il fait équipe avec Diana Skouris. Les deux personnages se rapprochent au fil des épisodes. 

 

Tom est juste, vertueux et intelligent. Son expérience, son franc-parler et son empathie servent lors des différentes investigations. Il est d’ailleurs l’un des premiers à découvrir les talents des 4400, notamment grâce à Shawn et Orson Bailey. Tous s’accordent à dire qu’il est le meilleur agent du NTAC. 

 

Tom Baldwin est un modèle de courage et de détermination. Il n’hésite pas à employer la manière forte pour défendre ses proches et ses convictions. Warren Lytell en a légitimement fait les frais. Son amour pour Kyle et sa volonté d’en savoir plus sur son coma le poussent à enquêter sur les 4400. Dès le lancement du premier épisode, son évolution prend forme et alimente l’intrigue.

 

L’implication de Tom dans son travail est presque totale. Obsédé par les 4400, il s’évertue à percer leur mystère, quitte à négliger sa famille. Il a du mal à faire la part des choses et à trouver un compromis entre sa vie privée et sa carrière.

 

Lorsque Kyle rentre au bercail, Tom traverse des heures difficiles. Il espérait, vainement, retrouver une situation stable et traditionnelle. Il déchante rapidement. Rien n’est plus pareil. Son fils, complètement déboussolé, arbore un comportement pour le moins étrange.

 

Multipliant les heures de travail pour oublier ses tracas, Tom Baldwin carbure au désespoir. Symbole de la justice et de l’intégrité, il refuse les attitudes discriminatoires. 

 

Il s’agit indéniablement d’un personnage primordial, sans lequel la couleur de la série serait tout autre.

 

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Published by Jonathan Fanara - dans Séries télévisées
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Présentation

  • Jonathan Fanara
  • Diplômé en communication, gestion et arts, agent administratif au CHBAH, pigiste, lecteur assidu et cinéphage presque pathologique. La curiosité est certainement le plus utile de mes défauts.
  • Diplômé en communication, gestion et arts, agent administratif au CHBAH, pigiste, lecteur assidu et cinéphage presque pathologique. La curiosité est certainement le plus utile de mes défauts.

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