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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 08:05

Le saviez-vous ?  Plusieurs spécialistes du secteur financier pointent aujourd’hui du doigt le rôle prépondérant joué par la cocaïne dans la crise financière. Certains banquiers et traders raffolant de cette substance auraient multiplié les choix insensés, manquant gravement de discernement en raison de délires mégalomaniaques.

 

Mais encore ?  Selon les affirmations de David Nutt, psychiatre controversé et spécialiste en toxicomanie au Sunday Times, les banquiers cocaïnomanes ne seraient pas tout à fait étrangers à la crise financière. Au contraire : sous l’emprise de la drogue, ces derniers en voudraient toujours plus et se montreraient perpétuellement surexcités. C’est évidemment peu dire que cet état second s’accommode mal avec l’expertise et la sagesse que la profession exige. Ainsi, à en croire certains spécialistes du secteur, la bulle de crédit formée au milieu des années 2000 trouverait ses origines, au moins partiellement, dans la consommation de poudre. Hypothèse retenue : sous l’influence de stupéfiants, les traders vendraient plus aisément des produits financiers tant absurdes que complexes. Car ces excitants décuplent leur assurance, qui confine alors parfois à la mégalomanie. Cela expliquerait l’achat, à tout le moins irrationnel, de milliards de dollars de titres adossés à des crédits hypothécaires potentiellement explosifs – ou, plus simplement, pourris. Mieux encore : il est désormais de notoriété publique que le bureau de l’escroc Bernard Madoff regorgeait de « neige » et était très justement surnommé le « pôle Nord ». Et que dire alors de Jimmy Cayne, l’ancien PDG de la banque Bear Stearns ?  Il ne quittait jamais son flacon de médicaments soi-disant destinés à apaiser ses maux d’estomac, lequel était en réalité bourré de cocaïne. Mais l’on se doit toutefois de nuancer ce (sombre) tableau : d’une part, il est évident que tous les financiers ne s’adonnent pas à la consommation de psychotropes et, d’autre part, l’égoïsme et la cupidité ont également largement contribué aux dérives économiques de la fin des années 2000. En revanche, ce qui semble désormais établi, c’est que les bulles spéculatives ont directement résulté d’une assurance à tout crin, parfois engendrée par les stimulants, cocaïne en tête. De quoi expliquer, assurément, le manque de discernement et de sagesse qui prévalait alors…

 

Citation. « Certaines personnalités en vue dans les cercles politique et financier ont pris des décisions irrationnelles inspirées par la mégalomanie que provoque la cocaïne. »Chris Luke, médecin spécialiste à l’hôpital universitaire de Cork (Irlande) ayant étudié les effets de la cocaïne sur les banquiers, dans The Guardian.

 

 

Lire aussi :

Les armes aux États-Unis – LSV #6

Chômage : l’Europe en quête de remèdes – LSV #5

Les trois vices des présidentielles américaines – LSV #4


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Published by Jonathan Fanara - dans Le saviez-vous
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  • Jonathan Fanara
  • Diplômé en communication, gestion et arts, agent administratif au CHBAH, pigiste, lecteur assidu et cinéphage presque pathologique. La curiosité est certainement le plus utile de mes défauts.
  • Diplômé en communication, gestion et arts, agent administratif au CHBAH, pigiste, lecteur assidu et cinéphage presque pathologique. La curiosité est certainement le plus utile de mes défauts.

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