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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 15:32

La base a livré un verdict sans appel. Désormais, la droitisation de l’UMP va au-delà de la simple théorie : elle a été créditée par un scrutin peut-être historique. Certes, cela s’est joué dans un mouchoir de poche. Mais les chiffres n’en sont pas moins têtus : François Fillon, qui incarnait la ligne modérée, a été devancé par le tenant de la droite décomplexée, Jean-François Copé. Et si la campagne a indéniablement mis en exergue les questions sociétales, permettant aux deux candidats de manifester un populisme de mauvais aloi, ce sont finalement les militants qui auront acté la victoire idéologique des plus conservateurs. Une leçon à tirer de ce vote ?  Les postures outrancières – viennoiseries, racisme anti-Blancs, etc. –, pourtant peu républicaines, gagnent sans conteste la faveur d’une base qui se radicalise considérablement.

 

Aujourd’hui, les appels à la réconciliation foisonnent. Tous, ou presque, prétendent vouloir réunifier l’UMP. Mais, dans les faits, la fracture semble durable. Les esprits mettront du temps avant de gommer les brocards. Et, entre les inélégances, les sous-entendus, les quolibets ou encore les procès d’intention, les sujets de discorde paraissent nombreux. Sans compter les divergences de vues, parfois profondes, qui continueront inéluctablement de diviser le parti.

 

Pendant ce temps, le PS, l’UDI et le FN se frottent les mains. La confusion qui règne actuellement à l’UMP pourrait redistribuer les cartes électorales. En outre, la nouvelle équipe dirigeante aura du mal à effacer de son tablier les nombreuses taches populistes et démagogiques occasionnées par une campagne sans demi-mesures. Surtout que les modérés et les centristes ont rarement la mémoire courte : à terme, l’UMP risque de payer le prix fort pour ses errements idéologiques. Et les prochaines échéances électorales pourraient donner lieu à des passes d’armes entre les deux principaux courants du parti. Déjà, les menaces d’abandonner le navire affluent. Pierre Méhaignerie et Michel Piron ont amorcé le mouvement. Sans surprise, c’est une nouvelle fois Jean-Louis Borloo qui devrait en être le principal bénéficiaire. Pour éviter l’hémorragie, Jean-François Copé va sans doute devoir appâter les mécontents. Avec des postes ?


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Published by Jonathan Fanara - dans Édito
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  • Jonathan Fanara
  • Diplômé en communication, gestion et arts, agent administratif au CHBAH, pigiste, lecteur assidu et cinéphage presque pathologique. La curiosité est certainement le plus utile de mes défauts.
  • Diplômé en communication, gestion et arts, agent administratif au CHBAH, pigiste, lecteur assidu et cinéphage presque pathologique. La curiosité est certainement le plus utile de mes défauts.

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