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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 11:08

Le Plus/Le Moins est une chronique cinématographique hebdomadaire. Vous y découvrirez, toujours avec concision, le meilleur et le pire de mes (re)découvertes.

 

 

Et cette semaine…

 

Le Plus : A History of Violence (2005). Maître à penser des estimés Scanners et La Mouche, le touche-à-tout David Cronenberg nous gratifie ici d’un énième tour de force. Au menu : apparences trompeuses, sentiments réprimés et crédulité de l’Amérique profonde. Et si le récit peut paraître par trop linéaire, c’est pour mieux enfermer le public dans l’entonnoir – jubilatoire – de la violence et de la dualité humaine. Aidé en cela par un script de qualité, le ténébreux réalisateur canadien s’attaque, à travers l’histoire d’un gangster repenti, aux thèmes du passé, qui finit toujours par nous rattraper, et du cocon familial, que l’on cherche à préserver à tout prix. Inclassable, lorgnant parfois le body count, A History of Violence peut en outre capitaliser sur un Viggo Mortensen des grands jours. Une certitude : on a rarement revisité la société américaine (ses héros, ses médias, ses valeurs) avec tant d’adresse. (9/10)

 

Le Moins : Gangster Squad (2013). Pour peu, le dernier film de Ruben Fleischer (à qui l’on doit notamment Zombieland) nous ferait presque penser à ces jeunes filles à la plastique parfaite, mais totalement dénuées d’intérêt. On tombe immédiatement amoureux de l’emballage, mais l’on prend ses jambes à son cou une fois la coquille vide démasquée. Avec son casting de rêve, son scénario gribouillé sur un coin de table et sa réalisation sans inspiration, Gangster Squad supporte en effet sans mal la comparaison. Les plus optimistes affirmeront sans doute que la photographie, la distribution et les nombreux traits d’humour suffisent à sauver les meubles. Admettons. Mais l’on nous promettait un imparable film noir, où des policiers incorruptibles traqueraient avec bravoure des mafieux sans pitié. Une œuvre salvatrice à inscrire d’urgence au panthéon du genre. Un peu médusés, on découvre finalement une sorte de Parrain du pauvre, un (trop) long métrage peu original, très bavard, désespérément convenu et parfois même involontairement parodique. Alors, forcément, la déception est au rendez-vous. (6/10)


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Published by Jonathan Fanara - dans Cinéma
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  • Jonathan Fanara
  • Diplômé en communication, gestion et arts, agent administratif au CHBAH, pigiste, lecteur assidu et cinéphage presque pathologique. La curiosité est certainement le plus utile de mes défauts.
  • Diplômé en communication, gestion et arts, agent administratif au CHBAH, pigiste, lecteur assidu et cinéphage presque pathologique. La curiosité est certainement le plus utile de mes défauts.

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