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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 08:22

Le Plus/Le Moins est une chronique cinématographique hebdomadaire. Vous y découvrirez, toujours avec concision, le meilleur et le pire de mes (re)découvertes.

 

 

Et cette semaine…

 

Le Plus : Le Géant de fer (1999). Alors que le cinéma d’animation grouille de franchises se singeant les unes les autres, certains réalisateurs consentent à lâcher le filon comique pour mieux se positionner dans la course au Graal. Brad Bird fait partie de ces oiseaux rares, capables de transcender les genres, de sublimer l’esthétique et de convier l’allégorie. Avant de devenir le cerveau des incontournables Ratatouille et Les Indestructibles, l’Américain, à qui l’on doit plusieurs épisodes des Simpson, s’est fait un nom avec Le Géant de fer, son premier long métrage. Au menu : un graphisme soigné, une animation pointilleuse, une intrigue poignante et plusieurs niveaux de lecture. De prime abord, le scénar peut paraître convenu : un enfant aventurier et un gigantesque robot se nouent d’amitié et font face à des réactions inconsidérées, toujours démesurées, souvent brutales. Mais Le Géant de fer est à mille lieues des scripts simplistes flirtant avec le degré zéro de la subtilité. Au contraire : il a tout de l’ode à la tolérance, usant de métaphores comme d’un porte-voix, avec la guerre froide et la xénophobie en toile de fond. Donnant à la fois dans l’émotion et dans l’esprit, cette adaptation d’une œuvre de Ted Hughes se pare d’une justesse salvatrice sans jamais sacrifier ni l’humour, ni le rythme. Un authentique coup de force, rarement égalé jusque-là. C’est indéniable : les studios Warner signent ici l’un des plus beaux films d’animation jamais réalisés. (9/10)

 _defaut.jpg

 

 

Le Moins : Main dans la main (2012). Encensée par la critique à l’occasion de la sortie de l’excellent La Guerre est déclarée, Valérie Donzelli s’est vite imposée comme l’une des cinéastes les plus prometteuses de France. Avec, pour conséquence directe, les attentes parfois démesurées d’un public toujours plus sourcilleux. C’est dans ce contexte qu’a été accueilli son dernier long métrage, la comédie dramatique Main dans la main. Postulat surréaliste, réalisation ambitieuse, sens du loufoque, casting de premier choix – Jérémie Elkaïm et Valérie Lemercier : tout portait à croire que le cinéma français tenait là un nouveau joyau. Mais cette histoire d’amour impossible, émaillée d’indices autobiographiques, peine à décoller et se fourvoie à plus d’une reprise en cours de route. Car si Main dans la main laisse effectivement transparaître quelques bonnes idées, leur exploitation ne parvient que rarement à séduire. La faute à des maladresses malvenues et à une superficialité qui se prête mal à la galaxie Donzelli. Même l’attribut burlesque porte les stigmates d’un comique de répétition quelque peu avachi. Faut-il pour autant vouer aux gémonies cette comédie imparfaite ?  On préférera sans doute retenir sa sincérité et ses quelques morceaux de bravoure. (6/10) 

 main-dans-la-main-donzelli.jpg

 

 

Lire aussi :

Le Plus : "Mary and Max" / Le Moins : "The Invention of Lying" (#13)

Le Plus : "Foxfire" / Le Moins : "Hero" (#12)

Le Plus : "L’Homme sans passé" / Le Moins : "28 semaines plus tard" (#11)


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Published by Jonathan Fanara - dans Cinéma
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Présentation

  • Jonathan Fanara
  • Diplômé en communication, gestion et arts, agent administratif au CHBAH, pigiste, lecteur assidu et cinéphage presque pathologique. La curiosité est certainement le plus utile de mes défauts.
  • Diplômé en communication, gestion et arts, agent administratif au CHBAH, pigiste, lecteur assidu et cinéphage presque pathologique. La curiosité est certainement le plus utile de mes défauts.

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