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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 08:38

Le Plus/Le Moins est une chronique cinématographique hebdomadaire. Vous y découvrirez, toujours avec concision, le meilleur et le pire de mes (re)découvertes.

 

 

Et cette semaine…

 

Le Plus : Mary and Max (2009). C’est l’histoire de deux solitudes, racontée en pâte à modeler, dans une alternance de couleurs et de noir et blanc. Avec Mary and Max, le cinéaste australien Adam Elliot ne se contente pas de vulgaires coups de menton : il met en scène deux univers improbables dans un jeu de symétrie jubilatoire, croquant le portrait de deux personnages hautement atypiques, assurément imparfaits, dont les destins vont se croiser un peu par hasard. Lui, c’est le juif new-yorkais, glouton, incompris, névrosé, atteint du syndrome d’Asperger. Elle, c’est la gamine australienne disgracieuse, trop curieuse, en quête de nouvelles expériences. Ensemble, ils vont entamer une correspondance qui bouleversera à jamais leur vie. Photographie scintillante, mise en scène implacable, écriture percutante, Mary and Max exploite avec maestria le stop motion si cher à Tim Burton, un géant quelque peu ringardisé pour le coup. Il y a là, incontestablement, de quoi réconcilier la profondeur et l’apparence. Et qu’on se le dise : le cinéma a rarement mis à l’honneur l’amitié si brillamment. Cet authentique bijou d’animation, à la fois déprimé et mirifique, dévoile avec justesse ces êtres esseulés en quête de repères. Et rejoint, sans faire de bruit, les indémodables du genre. (9/10)


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Le Moins : The Invention of Lying (2009). Ricky Gervais est l’archétype du génie aux multiples facettes. À la fois acteur, scénariste, créateur, producteur et réalisateur, l’humoriste britannique enchaîne les projets et impose sa griffe, désormais incontournable, au monde. Si The Office reste son chef-d’œuvre absolu, Derek, Extras et Life’s Too Short n’ont pas à rougir. Les bons mots et les traits d’esprit du maître incontesté de l’humour british y font souvent mouche. Non content de réquisitionner la petite lucarne, Gervais passe en 2009 la seconde et se lance à l’assaut du grand écran, avec une comédie déjantée, The Invention of Lying. Embrassant le concept du mensonge libérateur, il s’en donne alors à cœur joie et laisse libre cours à sa plume, irrévérencieuse et excentrique. De quoi abreuver l’absurde et le cocasse. Jusqu’à plus soif. Le hic, c’est que l’ensemble tourne vite à l’eau de rose et finit par se mordre la queue – comique de répétition oblige. Techniquement faiblard, le film trahit en outre tout espoir de foire aux gags et se contente de faire défiler les stars (Jonah Hill, Louis C.K., Tina Fey, Jason Bateman, Edward Norton, Philip Seymour Hoffman, etc.). Léger pour un poids lourd. Au final, The Invention of Lying s’apparente aux plaisirs coupables : tentant, pas vilain, mais poussif. (6/10)


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Lire aussi :

Le Plus : "Foxfire" / Le Moins : "Hero" (#12)

Le Plus : "L’Homme sans passé" / Le Moins : "28 semaines plus tard" (#11)

Le Plus : "No" / Le Moins : "Les Misérables" (#10)


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Published by Jonathan Fanara - dans Cinéma
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Présentation

  • Jonathan Fanara
  • Diplômé en communication, gestion et arts, agent administratif au CHBAH, pigiste, lecteur assidu et cinéphage presque pathologique. La curiosité est certainement le plus utile de mes défauts.
  • Diplômé en communication, gestion et arts, agent administratif au CHBAH, pigiste, lecteur assidu et cinéphage presque pathologique. La curiosité est certainement le plus utile de mes défauts.

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