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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 08:12

Le Plus/Le Moins est une chronique cinématographique hebdomadaire. Vous y découvrirez, toujours avec concision, le meilleur et le pire de mes (re)découvertes.

 

 

Et cette semaine…

 

Le Plus : Qui veut la peau de Roger Rabbit ? (1988). Quand le fantaisiste Robert Zemeckis (la saga Retour vers le futur, Flight, Forrest Gump) décide de mélanger prises de vue réelles et cinéma d’animation, cela donne l’inénarrable Qui veut la peau de Roger Rabbit ?, une œuvre à la fois inclassable et pourtant résolument familière. Au programme : le monde enchanté des « toons », contraint de se frotter à celui des hommes, souvent malicieux et hypocrite. D’une qualité technique irréprochable, ce film survitaminé multiplie les trouvailles visuelles, ne se montre jamais avare de gags et parvient avec maestria à fédérer les générations. Refusant de sacrifier les traits d’esprit sur l’autel du burlesque, il s’attelle tant au fond qu’à la forme. Et si la recette de ce mets raffiné est largement connue – un univers habilement construit, tant crédible que jubilatoire –, peu de cinéastes se révèlent capables de cuisiner les images si brillamment. (8/10)

 

Le Moins : Délire Express (2008). Et si la comédie américaine se résumait désormais à lui ?  La question ne semble pas tout à fait hors de propos. D’autant plus que le très prolifique Judd Apatow – réalisateur, producteur et scénariste – accumule les succès avec une précision d’horloger. Mieux : le Frat Pack de Ben Stiller, Will Ferrell et Steve Carell ne demande qu’à lui emboîter le pas, tandis que des cinéastes comme Nicholas Stoller, Adam McKay ou Greg Mottola paraissent entièrement acquis à sa cause. Du coup, son illustre écurie ne cesse d’accueillir de nouveaux poulains. Et certains vont jusqu’à évoquer une certaine filiation avec… Woody Allen. Pourtant, l’omniprésent Apatow présente une filmographie parfaitement inégale, qui s’élève rarement à la hauteur d’un Edgar Wright (Shaun of the Dead, Scott Pilgrim) ou d’un Wes Anderson (Moonrise Kingdom, Fantastic Mr. Fox). Délire Express, une parodie de film d’action signée David Gordon Green, ne déroge pas à la règle. Manquant clairement de génie – malgré les dialogues bien ciselés de Seth Rogen et Evan Goldberg –, le film se contente de poncifs et entend endosser des habits bien trop larges pour lui. Fragile buddy movie, trop superficielle, cette production « apatowienne » a beau carburer à la marijuana, elle oublie de se défoncer et se contente de paresseux écrans de fumée. Une comédie tant hallucinée que confuse. Vite vu, vite oublié. (6/10)


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Published by Jonathan Fanara - dans Cinéma
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Présentation

  • Jonathan Fanara
  • Diplômé en communication, gestion et arts, agent administratif au CHBAH, pigiste, lecteur assidu et cinéphage presque pathologique. La curiosité est certainement le plus utile de mes défauts.
  • Diplômé en communication, gestion et arts, agent administratif au CHBAH, pigiste, lecteur assidu et cinéphage presque pathologique. La curiosité est certainement le plus utile de mes défauts.

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