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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 21:55

En France, la présidence de l’UMP continue de polariser toutes les attentions. Les résultats officiels, annoncés par la désormais célèbre Cocoe, ont été rapidement mis à mal par les lieutenants de François Fillon, qui contestent farouchement la prétendue victoire de Jean-François Copé, évoquant l’oubli des voix de trois fédérations d’outre-mer. Si cela venait à être confirmé, il s’agirait d’une erreur monumentale. La réponse des copéistes ne se fait en tout cas pas attendre : des fraudes massives, notamment à Nice, avantageraient considérablement l’ancien Premier ministre. Et masqueraient, par conséquent, le succès mérité de leur champion.

 

Depuis, on en appelle pêle-mêle à la commission des recours de l’UMP, à une procédure judiciaire ou encore à une médiation exercée par Alain Juppé, fondateur du parti. Cette dernière solution, acceptée – à contrecœur – par les deux parties, a été privilégiée. Cela n’a pas empêché Éric Ciotti et Jérôme Lavrilleux de se donner en spectacle avec des propos frôlant l’invective. Car, c’est un fait, les Français assistent, médusés, à une escalade de provocations et d’ignominies dans les deux camps.

 

La presse n’hésite plus à évoquer une fracture, sans conteste nette et durable. Les propos tenus par les uns et les autres laissent d’ailleurs entrevoir une inimitié profonde. Et des divergences de vues notables. Il faut en outre ajouter aux luttes stériles un sérieux déficit démocratique – fraudes diverses, organisation douteuse, problèmes de procuration… Et, cerise sur le gâteau, l’UMP est en train d’échouer lamentablement à l’épreuve de l’opposition réfléchie, constructive et structurée. Par ses frasques, elle tend plutôt à faire un étalage éhonté de sa médiocrité.

 

Avant ce micmac électoral, on avait déjà de sérieux doutes quant à l’intérêt de Jean-François Copé pour les courants – surreprésentés par ses proches. On se questionnait également au sujet de la répartition des bureaux de vote, très défavorable à François Fillon. Mais, en plus de ces questions d’éthique politique, on peut raisonnablement penser que cet affrontement puéril repose avant tout sur un égotisme démesuré. Il y a là matière à décourager le plus vaillant des militants. Quoi qu’il en soit, le prochain président de l’UMP aura irrémédiablement sacrifié sa crédibilité pour décrocher la tête du parti. Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?


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Published by Jonathan Fanara - dans Édito
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  • Jonathan Fanara
  • Diplômé en communication, gestion et arts, agent administratif au CHBAH, pigiste, lecteur assidu et cinéphage presque pathologique. La curiosité est certainement le plus utile de mes défauts.
  • Diplômé en communication, gestion et arts, agent administratif au CHBAH, pigiste, lecteur assidu et cinéphage presque pathologique. La curiosité est certainement le plus utile de mes défauts.

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