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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 08:31

Le Plus/Le Moins est une chronique cinématographique hebdomadaire. Vous y découvrirez, toujours avec concision, le meilleur et le pire de mes (re)découvertes.

 

 

Et cette semaine…

 

Le Plus : Super Cash Me (2011). En 2004, le monde entier se familiarise avec la gouaille de Morgan Spurlock, un réalisateur pas tout à fait comme les autres, bien décidé à tailler des croupières à la plus célèbre des chaînes de restauration rapide, à savoir McDonald’s. C’est ainsi que Super Size Me, son premier film, s’échine à lever le voile sur les effets néfastes induits par la malbouffe. Tout un programme, que le cinéaste américain paiera à coups d’indigestions et de kilos superflus. Sept années et quelques projets plus tard, il remet le couvert, avec cette fois le placement de produits en ligne de mire. Le documentaire Super Cash Me, sponsorisé par les marques – un comble tout sauf anodin –, entend mettre en lumière les pratiques d’associations commerciales qui se répandent aujourd’hui comme une traînée de poudre dans les milieux culturels et, a fortiori, au cinéma. Au menu : l’influence des entreprises partenaires sur la conception d’un film, la manipulation orchestrée du public, les différents accords promotionnels, notamment le co-branding, ou encore le neuromarketing. Non content d’explorer les arcanes d’un système aussi opaque qu’une banque suisse, Morgan Spurlock tend en outre le micro à certains pontes du septième art, pas avares, pour le coup, de commentaires croustillants. Ludique et instructif, ce Super Cash Me survitaminé parvient sans mal à ses fins : la vulgarisation d’un phénomène aux contours encore méconnus. (8/10)

 

Le Moins : Pacific Rim (2013). Un délire de geek. Voilà, grossièrement résumée, l’impression laissée par la dernière livraison du visionnaire Guillermo del Toro (Hellboy, Le Labyrinthe de Pan). Avec ses humanoïdes colossaux, ses interconnexions neuronales, ses monstres titanesques venus des mers et son casting de série télé (Idris Elba, Charlie Hunnam, Ron Perlman…), Pacific Rim devrait en effet régaler tous les fans de jeux vidéo, de nouvelles technologies et, au hasard, de The Big Bang Theory. Mais catégoriser hâtivement ce blockbuster apocalyptique, le cantonner dans une case exiguë, reviendrait à se fourrer le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate. La critique, plus divisée que jamais, en est peut-être la meilleure illustration. Il faut dire que l’on trouve à boire et à manger dans le dernier del Toro : des effets spéciaux endiablés, un visuel léché, un rythme exalté, mais aussi, une fois dépassé le stade purement formel, un script gribouillé sur un coin de table, des interprétations moyennement convaincantes et une surabondance de clichés typiquement hollywoodiens. Si, comme à l’accoutumée, le cinéaste mexicain sait prendre son public par la main, il reste que son Pacific Rim manque cruellement de ressort dramatique et se contente souvent de mettre aux prises créatures malintentionnées et robots géants providentiels. Au final, cela donne à voir beaucoup de tôles froissées pour pas grand-chose. (6/10)

 

 

Lire aussi :

Le Plus : "Mud" / Le Moins : "Spring Breakers" (#22)

Le Plus : "Trainspotting" / Le Moins : "World War Z" (#21)

Le Plus : "Pas de printemps pour Marnie" / Le Moins : "Greenberg" (#20)

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Published by Jonathan Fanara - dans Cinéma
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Présentation

  • Jonathan Fanara
  • Diplômé en communication, gestion et arts, agent administratif au CHBAH, pigiste, lecteur assidu et cinéphage presque pathologique. La curiosité est certainement le plus utile de mes défauts.
  • Diplômé en communication, gestion et arts, agent administratif au CHBAH, pigiste, lecteur assidu et cinéphage presque pathologique. La curiosité est certainement le plus utile de mes défauts.

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