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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 16:44

Aux États-Unis, la peur du procès incite les autorités scolaires à alerter la police au moindre attouchement dans les cours de récréation.

 

L’inquiétant phénomène a fait l’objet d’un article, publié par lefigaro.fr. Randy Castro, six ans, traîne déjà une lourde erreur. Un rapport intitulé « Attouchements sexuels contre un étudiant, comportement odieux » restera à jamais dans son dossier scolaire. L’origine de ses ennuis ?  Une malheureuse fessée, donnée à une camarade de classe.
 

Si cette affaire paraît étonnante, il ne s’agit pourtant pas d’un cas isolé. L’Amérique puritaine compte d’autres histoires du même ordre. La directrice d’une école new-yorkaise a interdit à ses élèves de se toucher lorsqu’ils se disent bonjour. Au Texas, un garçon de quatre ans a été accusé de harcèlement sexuel : il a pressé son visage contre la poitrine d’une assistante maternelle. Mieux, l’an dernier, en Virginie, pas moins de 255 élèves du primaire ont été suspendus pour des « contacts physiques inappropriés » avec leurs pairs. Il existe une quantité de cas identiques sur l’ensemble du territoire américain. Quelquefois, les fautifs se trouvent toujours… à la crèche.
 

Alors que les directeurs d’école ne doivent avertir les autorités policières qu’en cas d’incident « impliquant armes, alcool ou drogue, blessure volontaire ou autre infraction sérieuse », les rapports se multiplient dangereusement. Pourtant, les psychologues s’accordent à dire qu’il est impossible qu’un enfant de six ans comprenne ce qui lui arrive, faisant référence à l’ « affaire Randy Castro ». La crainte des procès intentés par les parents pousse les autorités scolaires à appliquer la « tolérance zéro ». Dans les années 1990, la Cour suprême a confirmé la responsabilité des établissements qui ne rempliraient pas leurs obligations, c’est-à-dire mettre fin au harcèlement sexuel, défini comme toute « pression ou contact jugé indésirable par la victime ».


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Published by Jonathan Fanara - dans Société
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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 16:42

Le 24 mars 2008, le royaume himalayen du Bhoutan a voté pour la première fois de son histoire. Suite à ce scrutin législatif, la monarchie absolue fait place à la monarchie constitutionnelle.

 

À l’heure où tous les regards sont braqués sur la Chine, son petit voisin, le Bhoutan, est entré dans une nouvelle ère. Le 24 mars 2008, le pays a voté pour la première fois de son histoire. Le Parti unifié, dirigé par Jigmi Thinley (56 ans), formé aux États-Unis, a raflé 44 des 47 sièges de la chambre basse du Parlement. Pour Sangay Ngedup et le Parti démocratique du peuple, l’échec est cuisant.

 

Jigmi Thinley a déjà occupé le poste de Premier ministre du Bhoutan par le passé. Il devrait devenir le premier chef du gouvernement démocratiquement élu.

 

Le vote des Bhoutanais tend à démontrer que le peuple est réfractaire au changement. Le Parti unifié constitue un gage de stabilité, de statu quo. Élire la première Assemblée nationale de son histoire ne semblait pas ravir le Bhoutan. À choisir, le peuple aurait gardé la monarchie, en place depuis un siècle. Preuve d’un manque d’intérêt flagrant : les candidats eux-mêmes  ne se montraient guère enthousiastes à l’idée de mettre en place ces élections. Ils ont accepté le scrutin par respect pour le roi, Jigme Khesar Namgyel Wangchuck, fervent défenseur de la monarchie constitutionnelle.

 

Dorénavant, le pouvoir du roi est restreint. Il ne peut pas influer sur les organes législatif et exécutif. D’autres domaines, l’humanitaire par exemple, devraient attirer son attention et remplir son agenda. En revanche, l’ancien roi, Jigme Singye Wangchuck, très apprécié, continuera, selon toute vraisemblance, à jouer un rôle d’arbitre.

      

Inquiétudes

Les Bhoutanais, attachés à la monarchie, semblent craindre le nouveau paysage, démocratique. Aux yeux du peuple, ce changement politique pourrait être synonyme de corruption et de violence. Le Parti démocratique est pointé du doigt ; selon les Bhoutanais, il est constitué d’affairistes. C’est pourtant le roi lui-même qui a plaidé en faveur du scrutin, convaincu que la transition vers la démocratie est une nécessité.

 

Bonheur National Brut

Jigmi Thinley, probable futur Premier ministre, a été l’avocat d’un concept imaginé par le souverain Jigme Singye Wangchuck : le « bonheur national brut ». Cela lui a offert un certain crédit politique. Au rang des préoccupations, le bien-être du peuple devance la croissance économique.  Il y a en réalité quatre piliers : le développement économique et social, la protection de l’environnement, la promotion du patrimoine culturel et la bonne gouvernance. Au Bhoutan, un sourire vaut plus qu’un billet. C’est sans doute pour accroître la « satisfaction nationale » que le tourisme est soumis à des taxes et des frais de séjour.

 

Une situation particulière

Au Bhoutan, routes, téléphones ou encore écoles ne sont pas apparus avant les années 1960. Le pays possède une des économies les moins développées du monde, fondée essentiellement sur l’agriculture, l’exploitation forestière et la vente d’électricité d’origine hydrodynamique. 40 % de la population bhoutanaise est constituée de réfugiés népalais, lesquels fuient la dictature et la guérilla maoïste. Les Bhoutanais n’ont découvert la télévision et l’Internet qu’en 1999 !  Sur les 85 chaînes diffusées au départ, 53 ont été censurées, notamment MTV, jugée « trop pornographique ». La presse privée n’est présente sur le territoire que depuis 2006. Dans ce pays où le revenu moyen ne dépasse pas les 1000 euros par an, les systèmes éducatif et de santé sont gratuits, tandis que la corruption n’existe pratiquement pas. La qualité de l’administration est étonnante. La préservation de l’environnement pourrait être une source d’enseignements pour l’Occident. Bien que le port de l’habit traditionnel soit imposé et que la vente du tabac soit interdite depuis 2004 — une première mondiale —, les jeunes s’habillent à l’occidentale sans être inquiétés et fumer devant des policiers n’est pas un problème. Le taux d’analphabétisme frôle les 40 %. 

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Published by Jonathan Fanara - dans International
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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 18:20

 

 


C’est un secret de polichinelle : de nos jours, il est difficile de se faire un nom dans la musique. À Seraing comme ailleurs, les artistes souhaitant émerger sont légion. Produisant leurs œuvres en totale indépendance, ils ont mis en place un véritable système D artistique. De tout bord, nos musiciens font la part belle à la créativité, à l’engagement, mais surtout à la débrouillardise…

 

Plus qu’une soif de reconnaissance, c’est l’ambition de partager leur musique, leurs idées et leurs convictions qui caractérise ces artistes. Pour ce faire, le groupe pop-rock Satylite a fondé son propre home studio (studio d’enregistrement amateur) dans la cave d’Anthony Bravata, le batteur attitré. Les quatre membres qui composent le groupe y créent et enregistrent leurs morceaux. « Cela n’a pas été simple. Nous avons dû acquérir le matériel nécessaire, mais aussi apprendre à manipuler les programmes de mixage et de mastering », raconte Anthony. Un ordinateur portable, une table de mixage huit pistes, des instruments de musique, des microphones, un anti-pop et un amplificateur : telle semble être la panoplie complète du parfait indépendant. C’est en tout cas ce qui ressort d’une balade dans le foyer musical du groupe. Quant aux répétitions, « elles ont lieu dans des locaux loués pour une somme modique », tandis que « les concerts aident les artistes méconnus à se mettre en évidence et à diffuser leur musique ». Malgré des qualités indéniables et une réputation exemplaire, les directeurs artistiques ne se bousculent pas au portillon. La faute à un système qui veut que les musiciens prennent du galon en tant qu’indépendants avant de pouvoir, peut-être, rejoindre une maison de disques ? « Sans doute », vous répondra-t-on dans l’entourage de Satylite. Au fait, quelles peuvent être les retombées médiatiques pour un groupe voué à l’indépendance ?  « Quelques articles dans les journaux régionaux, quelques mots à la radio... Rien de transcendant, cela dit. »
 
Même cas de figure pour les rappeurs Slawi04, 2Pom et Souma. Eux aussi font partie intégrante de ces artistes qui évoluent dans l’ombre des maisons de disques. « La musique est avant tout un plaisir. Le rap est un courant musical à facettes. En adressant des messages sensés dans lesquels les gens peuvent se reconnaître, je veux prouver à tous qu’il ne s’agit pas simplement de glorifier la violence ou l’argent, mais bien de poser un regard objectif sur le monde et sur nous-mêmes », nous confie Slawi04. Ne pouvant bénéficier de l’apport promotionnel d’un label, les artistes locaux doivent faire preuve d’ingéniosité. « Je tente de mettre sur pied un site Web complet et original. Je possède également un Skyblog musical où figurent mon agenda, des informations me concernant et quelques morceaux », ajoute-t-il. Pour le reste, le bouche-à-oreille a la lourde tâche de remplacer les outils publicitaires traditionnels. 2Pom semble suivre la même ligne de conduite. « MySpace et quelques petits concerts » lui procurent un peu de lumière sans pour autant attirer les projecteurs. « Le rap, c’est une passion, pas un business. Mais si, un jour, je parviens à me faire un nom, je ne cracherai pas dans la soupe », assène-t-il. Le rappeur, membre du groupe État Brut et du collectif Leziñar, s’attache à « parler des valeurs perdues et développer des thèmes de société ».  D’après lui, « le rap sert autant à faire réfléchir qu’à divertir ». Le fait est que, sans canal de diffusion, la question ne se pose même pas… Souma, quant à lui, nous fait part d’une approche plus philosophique de la musique. Vivant à Ans, il collabore toutefois régulièrement avec des artistes serésiens. « Tout est une question d’équilibre. Nous sommes tous plus ou moins affectés par les maux auxquels nous sommes confrontés. Je combats ma peine en noircissant  des feuilles vierges. C’est une façon personnelle de garder les pieds sur terre et la tête froide. »  D’ailleurs, il a placé ses ambitions entre parenthèses depuis un certain temps. « Je n’envisage pas d’embrasser une carrière d’artiste. La musique est une nécessité et non un marché que j’aurais conclu avec le premier affairiste venu. »  Cela dit, « il serait stupide de refuser le paradis s’il s’offrait à vous ». Traduisez : « Si on me donne la chance d’enregistrer un disque, en me garantissant carte blanche, pourquoi passerais-je à côté de pareille aubaine ? »
 

 

Combattre la solitude artistique…
Les artistes indépendants s’apportent mutuellement soutien et encouragements. Une profonde solidarité règne entre eux. Ils s’entraident et participent aux projets les uns des autres. Au-delà de cet esprit de corps, l’envie de donner un coup de pouce à ces laissés-pour-compte de la musique demeure intacte. « Quelquefois, l’ASBL Optima nous permet de dénicher une scène », raconte Slawi04. D’ailleurs, « un concert consacré à la femme a récemment eu lieu et beaucoup d’artistes indépendants étaient de la partie ». Grâce à cette ASBL serésienne, les pseudonymes de 2Pom et Slawi04, entre autres, figuraient au générique. Le groupe Satylite, lui, a joué en première partie de Kill The Young au Centre culturel de Seraing. « Pour nous, Eclat’Jeunes [manifestation culturelle, ndlr] a été le point de départ d’un long parcours », explique Anthony Bravata. « Suite à cela, un article paru dans Le Jour Liège nous a été consacré et nos contacts artistiques se sont multipliés », déclare-t-il. « Nous sommes conviés à participer à de nombreux concerts organisés à Seraing », précise 2Pom. « Un grand nombre de personnes y assistent. Peu à peu, nous faisons parler de nous », conclut-il. Quant à la Fête de la Rose, même si elle n’a pas été mentionnée, elle pourrait symboliser cette volonté de mettre en vedette des artistes méconnus. 

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Published by Jonathan Fanara - dans Musique
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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 16:36

Il ne fait pas bon être homme politique en France. Le peuple exprime son mécontentement au travers d’innombrables manifestations, tandis que les grands partis doivent faire face à des problèmes chroniques, récurrents ou éphémères.

 

Entre une majorité parlementaire qui fait preuve d’infidélité envers le gouvernement et les contentieux (popularité, OTAN, etc.) qui opposent les deux chefs de l’exécutif, la cohésion a la vie dure au sommet de l’État. Les députés soutiennent Jean-François Copé, lequel agace toujours autant Nicolas Sarkozy et Bernard Accoyer. Entre autres. Après une remontrance téléphonique, Copé a été acclamé à l’Assemblée nationale. Comment traduire cela à l’échelle gouvernementale ?  Désaveu ?  Rancunes tenaces ?  Simple égarement ?  L’avenir le dira. Quoi qu’il en soit, les couacs se multiplient à l’UMP, au gouvernement et au Parlement. Xavier Bertrand doit corriger Patrick Devedjian à propos des 35 heures. L’épisode des OGM passe mal. Les troupes se divisent. Aujourd’hui, à droite, la désorganisation et le manque de solidarité règnent. Nicolas Sarkozy n’arrange pas les choses. Au contraire. Le chef d’orchestre rechigne à partager ses pouvoirs et veut une emprise totale sur ses forces. Actuellement, il est impossible de dire s’il est le président de la République, le chef du gouvernement, le patron de l’UMP ou le responsable du groupe parlementaire. Il aspire à remplir toutes ces fonctions, ne laissant que des miettes aux personnalités politiques en place. Enfin, afin de garder le contrôle des événements, il privilégie régulièrement ses conseillers aux ministres.

 

Au Parti socialiste, on ne rigole guère davantage. Les batailles d’appareil ont d’ores et déjà commencé. Bertrand Delanoë et Ségolène Royal s’apprêtent à s’affronter pour prendre la tête du parti. Pendant ce temps, ceux qui souhaitent une alternative à ce duel s’organisent. Dominique Strauss-Kahn se rappelle au bon souvenir du PS. Pierre Moscovici affine sa stratégie. Martine Aubry fait parler d’elle. Manuel Valls, lui, est occupé à repeindre la politique générale du PS. Il espère en finir avec les éléphants et accroître l’influence des quadras. Cependant, rénover le Parti socialiste n’est pas l’ambition de tous, tant s’en faut. Certains pensent déjà à 2012. Amener de nouvelles idées, ouvrir des débats et devenir une force de proposition paraît difficile dans de telles conditions. La gauche semble de plus en plus divisée. Qui plus est, elle ne tire pas les leçons de ses erreurs passées.

 

Hervé Morin a été reconduit président du Nouveau Centre. Après avoir rallié les rangs de la majorité, le parti part désormais à la conquête de l’indépendance. Son président faisant partie d’un gouvernement de droite, l’objectif sera difficile à atteindre. Ce nouveau-né de la politique parviendra-t-il à exister sans le soutien de l’UMP ?  Changer de cap tous les ans : tel semble être le programme des dirigeants centristes. 

 

La santé des autres partis politiques laisse à désirer. La LCR et le MoDem en sont au stade embryonnaire, tandis que l’extrême gauche n’attire plus les électeurs. Olivier Besancenot et François Bayrou restent populaires, mais leur isolement (volontaire ou non) se paie au prix fort.  Le Front national est en proie à de graves problèmes financiers ; ses dirigeants vendent bâtiments et symboles. Les Verts, eux, sont inaudibles.

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Published by Jonathan Fanara - dans Politique
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Présentation

  • Jonathan Fanara
  • Diplômé en communication, gestion et arts, agent administratif au CHBAH, pigiste, lecteur assidu et cinéphage presque pathologique. La curiosité est certainement le plus utile de mes défauts.
  • Diplômé en communication, gestion et arts, agent administratif au CHBAH, pigiste, lecteur assidu et cinéphage presque pathologique. La curiosité est certainement le plus utile de mes défauts.

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