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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 16:48
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Published by Jonathan Fanara - dans Infographie
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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 05:47

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Source : CourrierInternational.Com

 

 

Alors que la crise de la dette frappe durement les pays européens périphériques, induisant des plans de rigueur sans précédent, la pression fiscale s’y accroît à mesure que les revenus s’amenuisent. Battus de l’oiseau, certains, parmi les Grecs, les Espagnols ou encore les Portugais, se voient contraints de s’adonner aux comptes d’apothicaire afin de boucler leurs fins de mois. Illustration avec l’infographie présentée ci-dessus, qui revient sur les dépenses mensuelles d’un ménage italien moyen, lui aussi fortement impacté par l’adoption récente de mesures à tout le moins draconiennes.

 

Avec des revenus dépassant à peine les 2700 €, notre ménage doit satisfaire aux besoins communs de 2,4 personnes – affichant presque 45 ans, en moyenne. S’il emploie 2488 € par mois, dont 477 € pour les seules denrées alimentaires, il peut néanmoins se prévaloir d’une capacité d’épargne de 258 €, soit environ 10 % de ses revenus cumulés. Les frais de logement constituent le premier poste de dépenses avec une facture globale de 709,8 €. Derrière, on trouve le budget alloué aux transports (344,7 €) et aux services (244,3 €). Les combustibles et l’énergie coûtent chaque mois 117,8 €, une somme comparable, par exemple, à celle dévolue aux achats d’habillement (129 €). Un constat parmi les plus édifiants : l’éducation (22,8 €) et le tabac (20,9 €) occasionnent des charges pratiquement équivalentes !  Et pour achever ce tour d’horizon, reste alors les soins de santé (72,8 €), les communications (42,5 €), l’économie domestique (107,4 €) et les temps libres (72 €), une catégorie qui comprend notamment les produits culturels, les animaux, les jeux de grattage, les journaux, les livres et les plantes.

 

Étudiés plus attentivement, ces chiffres apportent un lot d’enseignements non négligeable. Ainsi, on remarque d’une part la prépondérance des dépenses incompressibles (logement, santé, transports, alimentaire) et, d’autre part, l’ampleur de certains postes pourtant traditionnellement jugés anecdotiques. Parmi eux, citons pêle-mêle : 129 € consacrés aux vêtements et chaussures, 82 € pour les repas et consommations hors domicile, 55,2 € dévolus aux voyages, 37 € alloués aux produits cosmétiques, 30,5 € de frais de coiffeur et de barbier, 28,9 € pour l’achat de fromage ou encore 85,1 € pour les seuls fruits et légumes (!). Soit autant de dépenses (largement) supérieures à celles liées à l’éducation ou à la culture. Ou quand l’huile d’olive importe davantage que les manuels scolaires, les livres et la presse…

 

 

Lire aussi :

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 20:33
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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 05:46

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Source : LeFigaro.Fr

 

À l’instar du Liban, son turbulent voisin, la Syrie a tout de l’irréductible mosaïque confessionnelle. Gouverné par la minorité alaouite, dont est issu l’implacable président Bachar al-Assad, le pays compte presque 70 % de sunnites et environ 10 % de chrétiens. Ces derniers, depuis mars 2011, amorce de la guerre civile, laissent apparaître de profondes divisions quant à l’attitude à adopter face au pouvoir en place. Certains d’entre eux restent loyaux envers Bachar al-Assad, tandis que d’autres rejoignent la lutte armée ou optent pour l’émigration, notamment en Turquie. Les alaouites étant relativement proches des chiites, l’Iran et le Hezbollah libanais – qui a laissé des plumes dans les combats – demeurent en toute logique les principaux soutiens d’un régime désormais aux abois. L’Arabie saoudite, la Turquie et les petites monarchies du Golfe, redoutant la formation d’un « croissant chiite » (Liban, Syrie, Irak, Iran) hostile à leurs intérêts, s’inscrivent en première ligne, aux côtés d’une rébellion largement sunnite, contre le gouvernement syrien. Enfin, au nord du pays, on constate l’émergence d’une vaste zone kurde quasi auto-administrée, potentiellement déstabilisatrice pour toute la région.

 

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Source : CourrierInternational.Com

 

La Turquie n’a pas tardé à tirer la sonnette d’alarme. Voyant les réfugiés s’entasser dans des camps de fortune inadaptés, elle a multiplié les mises en garde : tôt ou tard, l’exode massif induit par la guerre civile syrienne débouchera sur des problèmes majeurs, tant sanitaires et logistiques que démographiques. Aujourd’hui, la situation intenable à laquelle font face les pays limitrophes lui donne mille fois raison. Si la Jordanie et le Liban sont les premiers à en subir les (lourdes) conséquences, Ankara et Bagdad ne sont pas en reste. Les camps y prolifèrent, accueillant de plus en plus de réfugiés fuyant le massacre syrien. Et cela occasionne souvent, au passage, une confusion inqualifiable, notamment sur le plan du recensement. À l’heure actuelle, le nombre de Syriens ayant quitté leur pays dépasse allégrement les 1 400 000. Pis encore : le Liban se met à importer le conflit, comme le prouvent les violences récemment déplorées à Tripoli. De quoi réveiller de vieux démons sur lesquels tout pacifiste souhaiterait pourtant tirer un trait.

 

 

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Où va la Tunisie ?

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 09:19

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Par Jack Hagley, infographiste à Londres

 

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« C’est un e-mail envoyé à la chaîne qui circulait il y a des années qui m’a inspiré cette infographie. Il est affiché chez ma mère depuis ce temps-là, et j’ai toujours eu envie d’en faire quelque chose. Certes, beaucoup de choses importantes ne sont pas réductibles à des statistiques, mais pour peu que l’on en fasse une utilisation raisonnable les chiffres ont des histoires à nous raconter sur le monde dans lequel nous vivons. Être infographiste, c’est être sensible à ces histoires, et essayer de les raconter visuellement le mieux possible. Peut-être certains de ceux qui verront mon infographie y trouveront-ils à leur tour l’inspiration. »


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Présentation

  • Jonathan Fanara
  • Diplômé en communication, gestion et arts, agent administratif au CHBAH, pigiste, lecteur assidu et cinéphage presque pathologique. La curiosité est certainement le plus utile de mes défauts.
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