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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 19:59

Le saviez-vous ?  Psychose (Alfred Hitchcock), Citizen Kane (Orson Welles), Taxi Driver (Martin Scorsese) ou encore Fahrenheit 451 (François Truffaut) figurent tous parmi les chefs-d’œuvre du septième art. Leur particularité ?  L’empreinte sonore du génial Bernard Herrmann (1911–1975), le compositeur américain qui a révolutionné la musique de films, accompagnant avec virtuosité les grands maîtres du cinéma.

 

Mais encore ?  Les cinéphiles ne nous contrediront pas : la bande originale d’un long métrage revêt une importance à bien des égards capitale. Elle se greffe au propos du film, domptant à la fois le rythme et l’esprit des séquences. Elle institue avec minutie les effets recherchés, sans jamais négliger le coloriage du récit. C’est la liqueur qui donne au cocktail toute sa saveur. Un élément cardinal, aux vertus souvent insoupçonnées. Un tandem – mythique ? – suffit amplement à le démontrer. Aidé en cela par un génie précoce, Bernard Herrmann était sans conteste l’atout caché d’Alfred Hitchcock, le Mozart de son cinéma, le mécanicien de son suspense. En quelques films, dès le début des années 1940, l’ancien chef d’orchestre s’impose comme le père de la modernité au sein d’un microcosme où l’académisme a longtemps régné sans partage. En ébranlant les méthodes jusque-là en vigueur, il marque la fin d’une ère, durant laquelle les compositeurs, pourtant talentueux et souvent formés par les plus grands, ne parvenaient pas à s’adapter au genre très particulier – et exigeant – qu’est le cinéma. Si Hitchcock fait rapidement de Bernard Herrmann un compagnon d’armes inégalable, Orson Welles, Brian De Palma ou encore François Truffaut ne sont pas en reste. Tous trouvent en lui l’architecte sonore idéal, capable d’insuffler avec une précision chirurgicale tout type d’émotions. C’est ainsi qu’il devient sans tarder une référence absolue pour toute la profession. On le retrouvera aux commandes de la bande originale de films comme Vertigo, La Mort aux trousses, Les Oiseaux ou encore La mariée était en noir. Résumons : après être passé sans difficulté de l’opéra à la télévision, il s’immisce donc tout aussi aisément parmi les compositeurs les plus prisés du septième art. Prétendre que son parcours a de quoi étonner relèverait dès lors au mieux de l’euphémisme. Cela sonne comme une évidence : Quentin Tarantino ne pouvait définitivement pas se tromper en lui rendant un hommage appuyé dans son jubilatoire Kill Bill.

 

Citation. « Une bonne musique apporte une part d'originalité aux images. C'est comme le parfum d'une belle femme, l'alchimie de deux éléments. Parfois, leur fusion devient magique, évidente. » – Vladimir Cosma, compositeur pour le cinéma et la télévision, dans Le Figaro.


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Published by Jonathan Fanara - dans Le saviez-vous
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  • Jonathan Fanara
  • Diplômé en communication, gestion et arts, agent administratif au CHBAH, pigiste, lecteur assidu et cinéphage presque pathologique. La curiosité est certainement le plus utile de mes défauts.
  • Diplômé en communication, gestion et arts, agent administratif au CHBAH, pigiste, lecteur assidu et cinéphage presque pathologique. La curiosité est certainement le plus utile de mes défauts.

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