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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 19:03

Le saviez-vous ?  L’Amérique se distingue par un taux d’homicides largement supérieur à la moyenne des pays riches. Les statisticiens observent à cet égard une corrélation significative entre le nombre d’armes en circulation et les meurtres, tant au niveau des nations que des régions géographiques. Et, sans surprise, les chiffres tendent à démontrer que les républicains devancent nettement les démocrates quant aux acquisitions de fusils, pistolets ou mitraillettes.

 

Mais encore ?  Alors que les tueries se multiplient aux États-Unis, opposants et partisans des armes à feu se renvoient inlassablement des arguments en tout genre. Pourtant, les chiffres sont têtus : ils témoignent du surarmement de l’Amérique, de son taux d’homicides incomparable avec les autres pays développés et de la boulimie des républicains quant à leur artillerie. Ainsi, on dénombre aux États-Unis plus de trois meurtres perpétrés au moyen d’une arme à feu pour 100 000 habitants. La Suisse, qui se classe au deuxième rang, se situe aux alentours de 0,7. Le Canada (0,5), la Suède (0,4), la Finlande (0,4), la Nouvelle-Zélande (0,2), l’Espagne (0,2), l’Allemagne (0,2), la France (0,1), la Grande-Bretagne (0,1), l’Australie (0,1) ou encore le Japon (0) ont de quoi faire pâlir d’envie des Américains pourtant majoritairement recroquevillés derrière leur deuxième amendement. On observe par ailleurs une forte corrélation entre les homicides et le nombre d’armes en circulation : 89 pour 100 habitants aux États-Unis, contre une trentaine en France, en Allemagne, en Norvège ou en Suède. Mieux : au Royaume-Uni, les statistiques, dérisoires, relèvent presque de l’anecdote. Les Britanniques permettent ainsi de relativiser l’influence des facteurs culturels dans les massacres américains. Et ceux qui doutent encore du rôle prépondérant des armes dans la prolifération des homicides peuvent toujours lorgner du côté des États, où la relation de cause à effet s’avère au mieux indiscutable : la Louisiane, le Mississippi ou encore l’Alabama se distinguent en effet par un taux d’armement et des meurtres bien plus élevés que la moyenne nationale. Ce phénomène vient tout bonnement neutraliser la plupart des arguments socioculturels généralement avancés pour interpréter les tueries. Mais qui sont ces acquéreurs jusqu’à présent très anonymes ?  Si l’on en croit la General Social Survey de 2010, il s’agit essentiellement de républicains – 50 % d’entre eux possèderaient au moins une arme à feu, contre seulement 22 % des démocrates. Cette fracture, qui s’aggrave depuis quarante ans, s’explique partiellement par la sociologie des États du Sud, largement républicains et surarmés. Mais elle résulte également de la peur obsessionnelle qu’occasionne chez les défenseurs du deuxième amendement chaque victoire des démocrates, poussant ainsi de nombreux Américains, généralement des partisans du « Grand Old Party », dans les bras des armuriers.

 

Citation. « Nous avons besoin de voix qui s'élèvent, de parents, de professeurs, d'officiers de police… Appelez vos élus, demandez-leur s'ils vont soutenir notre action et, s'ils vous disent que non, demandez-leur si obtenir une note favorable de la NRA pour avoir des fonds de campagne est plus important que sauver des innocents. » Barack Obama, président américain, lors d’une conférence de presse suivant la tuerie de Newtown. 


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Published by Jonathan Fanara - dans Le saviez-vous
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  • Jonathan Fanara
  • Diplômé en communication, gestion et arts, agent administratif au CHBAH, pigiste, lecteur assidu et cinéphage presque pathologique. La curiosité est certainement le plus utile de mes défauts.
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